Des textes acides et incisifs, une bonne dose d'humour, une vraie présence sur scène, et surtout de la gouaille !

Le concert de La Gouaille aux France Ô Folies a été diffusé :

La Gouaille a repris le chemin du studio, attendez vous bientôt à un deuxième album !

La Gouaille est sélectionnée pour jouer devant le jury des France Ô Folies ! Rendez-vous le vendredi 11 février au theâtre de Châtillon ! On vous tient au courant...

La Gouaille est maintenant sur Deezer et en vente à la FNAC.

La Gouaille figure parmis les 30 premiers projets retenus pour le Challenge 30 bougies de l'ISEG.

La Gouaille finalise l'enregistrement de Chez Bébert... nouveau single bientôt disponible en ligne sur notre site.

Cliquez sur un titre de chanson pour la jouer dans le lecteur ci-contre :

La première fois qu’on s’est croisé
Je rentrais chez moi… et elle sortait.
C’est vrai qu’il était déjà tard :
La nuit enveloppait le boulevard.
Jupe à volants et jambes nues
Je l’ai trouvée menue, menue…
J’ai eu beau me répéter « Manu
Tu ne devrais pas, tu ne devrais plus !»

Je ne suis pas du genre volage,
Ce n’est pas mon genre, je n’ai plus l’âge
Mais au combat aucun blessé
Ne choisit jamais d’être touché
Alors j’ai voulu lui parler
« Je n’ai pas l’temps je dois travailler »
Voilà ce qu’elle m’a répondu
Et moi depuis je n’en dors plus

Je vais voir Hélène,
J’viens pour hélène
Ma tête calée au fond de son cou,
J’oublie tout
J’oublie mes peines
Pour quelques sous
Et qui me jette la première pierre
Ne comprend rien, non, rien du tout.

Elle dort le jour et danse la nuit
Sur une scène de la place Clichy
Quand son corps brille elle devient reine
D’un paris qui s’embrase aussi.
Je reste tapi, là, dans le noir.
Les heures défilent sans qu’elle ne me voit.
Dans son monde à elle je ne suis personne :
Elle qui est si femme n’a pas besoin d’hommes.

Quand arrive la fin du spectacle
Elle ne retire pas son maquillage
Mais elle propose d’enlever tout le reste
Je refuse bien sûr ; j’offre même ma veste.
Je l’emmène au bout de la nuit
Et je deviens le roi de tout Paris
On se fait surprendre au matin.
On se sépare… et à demain.

Je vais voir Hélène,
J’viens pour Hélène
Ma tête calée au fond de son cou,
J’oublie tout
J’oublie mes peines
Pour quelques sous
Et qui me jette la première pierre
Ne comprend rien, non, rien du tout.

Je le revois ton uniforme avec ses couleurs un peu mauves
Tu nous traquais entre les cours, nous surveillais pendant la pause
T’aurais voulu nous prendre sur l’vif, la main dans l’sac sous le préau
Mais manque de chance t’étais pas vif sous ta casquette à rebord mauve

Je le revois ton uniforme, et ton regard un peu cabot
Et pas peu fier d’avoir stoppé un pauvre bougre dans l’métro
Ce cher monsieur qui un peu vite avait crié victoire
En s’infiltrant sous le portique de la Gare Saint Lazare

Les uniformes moi j’ai rien contre
sur un pompier en exercice ou pour un médecin urgentiste.

Je le revois ton uniforme et les ronds d’tes lunettes en verre
En jubilant parce qu’un quidam n’était pas du goût de ta planète
T’a été très vite en besogne, car ton jugement est infaillible
C’est c’qu’on vous apprend dans les rangs très, très serrés de la police

Je le revois ton uniforme et tes galons perchés bien hauts
Le décorum ça fait macho et les filles en ont des frissons
J’suis réformé aux examens, je n’ai pas obtenu la moyenne
Pour moi y aura pas d’uniforme ou de galons qui tiennent

Les uniformes moi j’ai rien contre
sur un pompier en exercice ou pour un médecin urgentiste

Je le revois ton uniforme, et ta main levée bien haut
En glapissant aux foules acquise toute ta haine contre les autres
Serait ce ton échec aux beaux-art un sale jour de 1907
Qui t’ôta le goût d’l’aquarelle pour préférer celui d’la guerre ?

Les uniformes moi j’ai rien contre
sur un pompier en exercice ou pour un médecin urgentiste

J'ai eu beau te répéter cent fois :
Le cœur est un organe unique.
Il n'aime pas 2, il n'aime qu'une fois,
C'est presqu'une règle mathématique.
Mais tu réponds toujours pareil :
Ton cœur est comme un schyzophrène,
Malade d'aimer, et c'est ton drame :
Deux femmes à la fois.

Ok c'est bon j’arrête, je remballe ma rengaine,
Je n'suis pas venu jusqu'ici pour te faire la morale
Je n'te donn'rai qu'un seul conseil.
Oui mais un vrai de vrai, pas un fumeux,
Un conseil d'homme, pas de morveux,
Le vrai conseil d'un vieux loup d'mer
Qui a bien connu les demoiselles :

Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est…
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est suicidaire.

On connait tous des gens qui possèdent 2 bagnoles,
2 paires de ski, 2 arrosoirs ou 2 chignoles.
Le genre de confort matériel qui rend heureux
Et qui rend aussi tes voisins un peu envieux
Oui mais 2 femmes c'est pas pareil
T’as tout en double même le beau-frère
Et 2 fois moins d'temps pour tes potes
Qui n'osent plus sonner à ta porte.
Alors écoute mon vieux : j’crois qu’t’as tout faux
Tu en aimes deux, ton cœur explose
Ça n’me r’garde pas, j’n’ai rien à dire
Mais laisse moi seul’ment te prév’nir :
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est…
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est suicidaire.

Aimer 2 femmes c’est un peu toucher 2 salaires
On prend du bon temps toute l’année

  • Génial !
  • Super !
Mais 2 salaires c’est aussi 2 fois plus d’impôts
Alors profite avant qu’le fisc te fasse la peau !
Aimer 2 femmes c’est un problème
T’as tout en double même la belle-mère
Et 2 fois moins d’thunes pour les diners romantiques
Qui finiront tous désormais au Quick.
Alors écoute mon vieux : j’crois qu’t’as tout faux
Tu en aimes deux, ton cœur explose
Ça n’me r’garde pas, j’n’ai rien à dire
Mais laisse moi seul’ment te prév’nir :
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est…
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est suicidaire.

Alors écoute mon vieux : j’crois qu’t’as tout faux
Tu en aimes deux, ton cœur explose
Ça n’me r’garde pas, j’n’ai rien à dire
Mais laisse moi seul’ment te prév’nir :
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est…
Joue pas aux cons, fait marche arrière :
Aimer 2 femmes c'est suicidaire.

Je m’en souviens moi des gamins
Qui f’saient flipper l’chat du voisin
A coup de pétards dans la rue
La boule de poils filait vite vu.
Moi leurs pétards si j’avais pu
J’leur aurais coincé dans la Lune
Mais les gamins étaient balèzes
Alors… j’écrasais ma fraise

Et j’regardais ma chère maman
En demandant « Qui punit les méchants ? »
Elle me disait « Mais y a personne mon grand,
L’ANPE dit que l’poste est resté vacant ! »

Moi je m’appelle Robin. J’’m’appelle Robin Dubois
J’’n’aime pas que les gens pleurent, j’n’aime pas qu’ les gens aient froid
Ma drogue à moi c’est les sourires
Je voudrais être le beau temps qui vient après la pluie
Car mon nom à moi c’est Robin Dubois…
Une vanne, une seule sur Petit-Jean
Et j’colle un taquet dans les dents !

Depuis ce jour moi je défends
Les causes perdues, les « cause toujours »
Et je m’en vais chez les perdants
Soigner les plaies de la vie qui court
Qui n’ m’a pas vu manifester
Depuis la Place de la Bastille
Devant l’hypermarché de Garges
Ou bien celui d’Ermenonville ?

J’aide les vieilles dames à traverser :
Celles de 40 ans me traitent de mal élevé.
Quand une pauvre âme m’appelle je lui sers d’alibi :
Depuis l’amant de ma femme m’appelle tous les Jeudi !

[…]
Une vanne, une seule sur gente Marianne
Et j’fous des coups de pompe dans les cannes !

Comme je me sens très généreux
Et surtout pas chauvin
J’ai décidé de m’exporter
Chez les américains
260 millions de personnes
Manquent sûr’ment d’un coup d’main
Pour que leur maigre quotidien
Soit un peu plus hollywoodien

J’voudrais tant faire comme l’abbé Pierre
…mais j’troquerais son béret contre un chapeau d’gangster !
J’aurai ma pomme sur toutes les affiches, les posters
Et j’ répondrai à ceux qui m’ demandent « What’s your name ? »

[…]
Hey, my name is Robin….
Une vanne sur la forêt de Sherwood
Et je distribue des coups d’boule !

J'avais tellement prié et tant marché
parmi les vallées désertes, loin des sentiers
que j'ai cru, un instant,
regretter amèrement

J'avais pourtant choisi, très loin d'ici,
la grande aventure d'une autre vie,
loin des miens, mes enfants,
là bas en Occident.

De mon village jusqu'à mes nuits
résonne en moi ce chant qui dit,
ce chant qui porte la voix de mes ancêtres
que j'emporte avec moi et qui répète

Oh Culéléïko

J'avais tellement rêvé d'une vie rangée,
comme celles qu'on nous montre à la Télé,
c'est possible parait il,
en Europe, loin d'ici.

Si c'est le prix: je fuis mes plaines,
et je vous reviendrai très riche et fier,
car si je dois partir
c'est pour mieux revenir.

De mon village jusqu'à mes nuits
résonne en moi ce chant qui dit,
ce chant qui porte la voix de mes ancêtres
que j'emporte avec moi et qui répète

Oh Culéléïko

Ma chère famille, mes chers amis,
ça fait bientôt 3 ans que je suis parti
Je me bats chaque jour,
pour gagner mon retour.

La vie d'ici sait être aride
Même si parfois la pluie inonde mes cils.
Je m'accroche malgré toute
cette absence: malgré vous.

De mon village jusqu'à mes nuits
résonne en moi ce chant qui dit,
ce chant qui porte la voix de mes ancêtres
que j'emporte avec moi et qui répète

Oh Culéléïko

Julien Lepage, a 17 ans
Et il flotte dans l’appartement
Le voile fumé des bougies
Qu’il a soufflées. J’ai applaudi.

Toute la famille est réunie :
Ses deux grand-mères… même la voisine !
Il s’offre aux yeux un défilé
De nombreux paquets colorés.

Le mien est enfin dans ses mains
Je le surveille, genre l’air de rien,
Mais il est prêt depuis longtemps…
J’ai changé trois fois de ruban.

Il a souri comme il fallait
Mais je connais son rire, le vrai,
Celui qui fait naître une fossette
Sur la joue gauche, comme son grand père.

On s’est connu en maternelle
Première section ? Non, la deuxième.
Egratigné par le même sable,
Notre Sahara, celui des bacs

Mercurochrome sur nos blessures
Et des pansements pleins la figure,
Aujourd’hui rien ne peut éteindre
Le feu d’mes joues quand traîne sa main.

Puis vinrent la Primaire, le Collège,
Les filles, le sport et les vestiaires.
L’adolescence sait être cruelle :
Pour être un homme on brise ses chaînes.

Lui qui me poursuivait dans le square,
Les yeux bandés : « Colin mayar »,
Y’a plus qu’en rêve qu’il me poursuit…
Jamais de trêve, même en pleine nuit.

Aujourd’hui ne reste d’hier
Qu’un souvenir un peu amer
De tous ces serments éphémères
Que l’on se jurait éternels

Il a depuis un peu changé
Son regard fuit le mien, gêné
Et ma gorge se serre plus souvent :
S’il ne refuse jamais… il ment.

Aujourd’hui il a 17 ans
Et Claire est là, depuis un an.
C’est vrai qu’elle nous a rapproché…
Qui l’aurait cru, pas moi juré !

J’ai retrouvé son regard franc…
Les accolades et les Dimanches
Mais jamais plus nos rires sucrés :
S’il me demande « ça va ? », Je mens.

Laurence S., pour ne pas la citer,
Tournait, re-tournait en rond dans l’immensité
De sa vie : son ménage, son travail
Avaient expulsé bien loin tout rêve sentimental

Elle décida de se marier
Coûte que coûte et très très vite
Pour le simple plaisir de refaire
Toutes ses cartes de visite

Après un an de mariage avec Jean Charles
-Qui était aussi raffiné qu’un bouledogue l’animal !-
Elle préféra Bernard qui était  plus  « mieux »…
Selon l’étude Marie-Claire de janvier 2002.

Si tous les cons étaient cocus
Toutes les villes s’appelleraient Pampelune
Car on verrait des corridas à chaque coin de rue !

Laurence S. Pas le moral. Elle m’appelle.
Je suis son psy. C’est normal. Que puis-je faire ?

Je mens, je mens comme je respire
C’est la vérité vous dis-je !
Toutes ses histoires n’évoquent en moi
Qu’un vide immense et peu d’émoi.
Pas plus de zèle quand je l’écoute
Que de manifs en plein mois d’aout :
Je m’en fous.

J'ai embrassé la profession
Par vocation avec passion.
J'revois encore mon frère Jean-Eude me dire
"Cher Fred, j'te présente Freud".

Révélation d'adolescent,
Je s'rai un père pour mes patients,
Mon rêve a t'nu des bancs d'la fac jusqu'à Laurence.

A sa première consultation,
J'ai ressenti un truc nouveau,
Un spleen discret mais lancinant
Qui me poursuit quand je l'entends.

J'ai donc filé chez un confrère
Qui confirma mon diagnostique :
"Mon cher ami cette fille vous rend neurasthénique"

Laurence L., pas le moral, me harcèle.
J'suis son psy. C'est mon drame. J'dois m'y faire.

Je mens, je mens comme je respire
C’est la vérité vous dis-je !
Toutes ses histoires n’évoquent en moi
Qu’un vide immense et peu d’émoi.
Pas plus de zèle quand je l’écoute
Que de manifs en plein mois d’aout :
Je m’en fous.

Y avait Andrew, Y avait Claudia
Et puis Günter et Andrea
L’Europe se r’trouvait par hasard
Dans un 4 pièces, près d’Saint Lazare
Moi j’voulais quitter mes vieux
Dans la coloc y avait un creux
J’ai donc passé un entretien
Que j’ai remporté haut la main 

Andrew amena d’Angleterre
Son goût du foot et de la bière
Claudia ramena d’Italie
Sa science savante des spaghettis
Günter apporta d’Abenberg
Son goût d’la saucisse au p’tit dej
Il restait Andrea et moi…
Mais notre secret…j’le garde pour moi
mais tans pis

Bienvenus prenez vos aises
Dans notre coloc’ pas d’malaise
On rit, on pleure, mais surtout on fait la fête
Notre coloc’ est d’Enfer
Sauf pour l’hygiène : quel Enfer !
Y a des champignons qui poussent dans la moquette
Y a des inconnus dans les lits
Les voisins qui squattent toute la nuit
Personne ne s’lève avant midi

Au début c’était l’paradis
Qu’est ce qu’on dansait dans notr’ p’tit nid
Ça papotait dans la cuisine,
Dans les couloirs, au bout d’la nuit
On jouait les fins gastronomes
Pâtes les Lundi, Pizza l’midi
Et puis le Dimanche, en jour de fête
On se régalait…d’un plat d’frites

Finalement j’me suis lassé
Du fromage collé dans l’évier
De la vaisselle qui s’accumule
Depuis des s’maines j’ai plus d’humour
Des poils qui sont même pas les miens
Et qui décorent la salle de bain…
ça suffit

Au bout du compte mes vieux me manquent
J’suis pas si vieux, j’peux prendre le temps
Je vais retourner chez ma mère
Tout mon linge sale en bandoulière
Quand j’y repenserai, ça m’fera sourire
Car j’les aime bien ces souvenirs
Mes chers colocs, contre l’oubli,
Ces quelques vers, j’vous les dédie

Pierre-Jean, jeune cadre dynamique
A l’ sourire des pubs Denivit,
Et les canines des Dents de la Mer :
Il y a des rayures sur son parquet.

Des 2 côtés de la barrière :
Il a eut droit au moins amère.
Né l’ 18/04, la Saint Parfait
C’était le contrat : il a signé !

Pierre-Jean respire la santé même :
Bien dans son corps bien dans sa tête
Beaucoup d’humour, jamais vulgaire
Avec les femmes c’est une vraie perle

Cet homme là est un phénomène
Pour la science il reste un mystère
Les seules traces qu’on ait recensé
Sont dans un article de Marie-Claire

Du genre sportif mais jamais de zèle :
Pas un athlète des chaînes hertziennes,
Aucune odeur, même pas de sueur !
… il y a eu des enquêtes officielles.

Dans la catégorie « légume »
Ce serait un produit transgénique
C’est bien trop parfait pour la nature
Moi j’m’en méfie, Manu aussi !

Pierre-Jean pense « que » et estime « que »
Il parle d’études, de statistiques
Car il a un avis surtout…
On se fout surtout de son avis

Il a choisit d’être marketeur
Il dit ”C’est super sympa!”
Il met des chemises à couleurs
Les daltoniens ne s’en remettent pas.

Il dit « Ton background n’est pas bon
Et puis ton gap il faut qu’on le comble
C’est bien qu’on debrief en show off…”
Dans sa bouche y a plein de mots « too much »

On l’croirait sorti d’chez Berlitz
Le petit Robert version british.
Manu ça le rend admiratif :
C’est quand même « class » tout cet English !

Pierre-Jean !
Laisse donc ton costard au vestiaire
Il est bien trop grand, tu flottes dedans !
Pierre-Jean !
Y a pas qu’des vainqueurs sur cette Terre
La preuve t’es là maint’nant !
Pierre-Jean !
Quand tu partiras sous cette terre
Pas de première classe ni de deuxième :
Un seul wagon et en avant !
Pierre-Jean !
Quand cette heure sera ta dernière
T’encombres pas de tant de manières
On n’retiendra qu’ton rire d’enfant Pierre-Jean!

Pierre-Jean adore les mots en « isme »
« Stakhanovisme », « Christianisme »
« Les schismes de l’évangélisme »
Raconte sa jeunesse, le scoutisme

La proximité des curés
Mais pas les concours en chambrée…
Et quand Manu demande « ça f’sait mal ? »
Il dit « Haha… c’que t’es trivial ! »

Pierre-Jean ? On l’appelle le routard
Il part en raid chez Pacha Tours
Cocktail d’adrénaline, d’extrême…
Il a ses entrées au Club Med’ !

La Tchétchénie, le Rwanda
Tout ce malheur injuste l’étouffe
Alors il crie et tape du poing…
Devant sa Télé, en pantoufles…

Refrain

Pierre-Jean il aime être dans la norme
Qu’il applique même pour faire des mômes
Il est papa de 2,4 enfants
Etre précis c’est important !

Il a des projets pleins la tête
Leur premier mot, leur première fête
Il dame leurs 20 prochaines années
Il va falloir les motiver !

L’aîné deviendra ingénieur
Et le second fera docteur !
Quand au dernier bah… rien de spécial
Non, non… rien de spécial…

Comment expliquer la virgule ?
Je ne colporterai pas ce qui circule…
Certains murmurent que le petit dernier
S’rait aussi futé qu’une huître perlée.

Refrain

Ma chère famille, mes amis,
Sans oublier mon p’tit Hugo
J’ai mis les voiles sans rien dire…
A mon goût un peu trop tôt
Je suis arrivé à la porte
D’un jardin là-haut, très, très haut
Parmi les bons et les salauds,
Les agnostiques et les dévots.

Quelqu’un parlait d’égalité,
J’crois bien qu’ici on est servis :
Y a pas plus d’hiver que d’été
Donc côté fringues pas de soucis.
Le Bon Dieu n’est pas ce qu’on pense
Mais il accueille les bras ouverts
Et d’aucun diraient c’est certain
Que ce mec est d’enfer

Ne pensez pas que je sois seul
Le paradis est surpeuplé :
On a moins d’place qu’un parasol
Sur la côte d’azur en été…
J’ai même retrouvé quelques proches
Et tout l’monde vous passe le bonjour
J’enverrai tout ça par la Poste…
Ce s’ra mon dernier trait d’humour.

Mais avant de prendre congé
Mon cher Philippe j’ te remercie
D’avoir vraiment respecté
Ta parole, en vrai ami
Tu as bien pris soin de ma femme
Et pour cela je te suis gré
Mais en cas d’zèle, c’est pas une blague
Je redescends pour te chopper !

Le Monde avait survécu au bug de l'an 2000,
Et l’improbable crash de la station Mir.
Mais qu'on se l’dise en 2008 sur les places publiques,
En 2008 mes chers amis: elle débarque en politique.

Elle écoute France infos le matin, achète même le Point,
Elle a troqué ses magazines contre la Tribune.
Y a des photos d'Arlette Chabot décorant l’salon
Les miennes ont fini au fond d’un carton…

Elle fait de longues, de très longues phrases le doigt levé,
Reprend son souffle... pour mieux continuer
Elle hausse très fort le ton pour capter mon attention
Et tape du poing sur table en guise de ponctuation.

On déserte les footings au parc: on court aux manifs,
Elle met plein d’ roses dans l'appart: manie d’ socialiste.
Elle lit dans les sondages qu’ ça peut plus durer…
Elle me pourrit mes diners. 

En 2008, mes chers amis
Mademoiselle se met à la politique !

Moi je regrette nos longues marches, ballades sur le canal,
Qui me filaient des ampoules -et globalement mal aux canes-,
Nos discussions futiles sur les nombreux avantages
Pendant les embouteillages de pouvoir être Spiderman.

Notre programme pour cet été: faire un tour à Berck,
Serrer des poignes dans les marchés d'Hazebrouck et Dunkerque
Au dernier jour de l'an elle faisait déjà campagne,
Et offrait en guise d’étrennes plein de promesses électorales.

  En 2008, mes chers amis
Mademoiselle se met à la politique !

Je viens d’apprendre sur son blog qu’elle veut émigrer
Pour emménager en Suède: le pays de la parité,
La France et le machisme cantonne les femmes en cuisine :
« Qu’on libère la voix des urnes sinon elle coupera des [***] »

En 2008, mes chers amis
Mademoiselle se met à la politique !

La dame du bout de la rue
Voulait marier sa fille Gertrude
A un mari saltimbanque
Accessoirement braqueur de banques
Pour qu'il lui offre de gros cailloux
Qu'elle ferait monter en bijoux.
Les cailloux elle en a reçue
Droit dans la poire et en pleine rue

Elle arriva chez nous dare-dare
Comme une furie rue dans les brancards
« Le jeune homme que j'avais demandé
Ne chante pas il me fait chanter
mais il ne jongle pas non plus
C'est plutôt moi qu'il fait jongler
Remboursez moi car j'en peux plus
J'veux plus m'marier ! »

Devant tant de détresse
La professionnelle s’fit sensible
Son p’tit cœur flaira le business
Elle vit les billets qui défilent
« Séchez tout d’suite vos larmes
J’vous trouve un Roméo dans l’heure
J’en ai encore un sur les bras :
Il est sur l’carreau depuis des mois »

Gertrude sourit péniblement,
« Parlez-moi un peu d’cet amant :
Aime t il les soirées entre amis ?
Les voyages, la musique classique ?
Moi j’raffole des belles symphonies,
Surtout d’Verdi, son Aïda »
- « Ça sent l’sapin » dit la courtière :
«Son style c’est plutôt Dalida… »

Agence de l'Accroche-cœur bonjour,
Nos locaux ouvrent tous les jours.
Du libertin, au grand timide :
De nouvelles promotions tous les Jeudi !
Agence de l'Accroche-cœur bonsoir,
Aimez pour la vie, pour un soir:
L’Agence de l’Accroche-cœur
Fête la St Valentin :
2 sosies d’Claude François pour le prix d’un !

« Depuis quelques années c'est l'drame »
disait la tôlière au quidam
« Y'a pénurie de romantiques
D'originaux, de vrais dandys
On ne croule que sous les moroses,
Qui n'savent même plus ce qu'est une rose
Dans le coin tout l'monde tourne en rond
N'rigolez pas, y a pas de jeu de mots !

Pour vivre d'amour et d'eau fraiche
Des candidats moi j'en connais
Sauf que l'eau finit dans l'pastis
et puis l'amour ne dure qu'au lit
Mon bon jeune homme y a plus d'saison
Toute l'année on récolte des cons
Inscrivez vous fissa chez nous
On n'attend qu'vous ! »

C’était en Février dernier
Que l’agence raccrocha ses gants
Qu’elle livra son dernier combat
Contre les amants esseulés.
Le Web et Internet
Sont désormais les vrais prophètes
Maintenant tout s’passe sur la toile

Il a bien fallu mettre les voiles…
L’agence avait pourtant prév’nu
Les ONG et toute la presse :
« Si tout ça continue
Un beau jour il faudra qu’ça cesse ! ».
L’enseigne lumineuse
Ne scintille plus au bout d’la route
Mais quelque part dans les mémoires
Résonnent encore ces quelques notes…

Agence de l'Accroche-cœur bonjour,
Nos locaux ouvrent tous les jours.
Du libertin, au grand timide :
De nouvelles promotions tous les Jeudi !
Agence de l'Accroche-cœur bonsoir,
Aimez pour la vie, pour un soir:
L’Agence de l’Accroche-cœur
Fête la St Valentin :
2 bikers Hells Angels pour le prix d’un !

blabla

blabla

blabla

Le groupe La Gouaille se forme en 2006 autour des compositions d’Alexis, le chanteur. La formule est simple : il propose ses chansons et le groupe les récupère, les dissèque, les bouscule et... les restitue à la sauce Gouaillesque. Les textes sont volontiers acides et incisifs, la musique festive et légère. La Gouaille n'accepte pas les grandes leçons de morale et encore moins d'en donner, elle affectionne en revanche le quotidien lorsque celui-ci devient absurde ou ridicule. Le groupe Le public se reconnaît dans les paroles et la joyeuse ambiance des concerts ne laisse personne indifférent...
Aujourd'hui, forte de ses expériences scéniques, elle s'affirme. Avec une insolence jubilatoire non dissimulée, elle se lance dans le grand bain et fait parler sa gouaille pour le grand plaisir de toutes les oreilles dans le creux desquelles elle tombe.

À le voir enchaîner les blagues et autres vannes pas vraiment drôles sur scène, les mauvaises langues disent de lui qu'il ferait mieux de tout plaquer pour aller bosser chez Carambar...

À le voir enchaîner les accoutrements scéniques douteux (perfecto + caleçon rouge !), les mauvaises langues disent de lui qu'il doit forcément partager sa garde robe avec sa grand-mère...

À le voir exécuter des sarabandes minutieusement chorégraphiées avec sa basse sur scène, les mauvaises langues disent de lui qu'il ferait mieux d’intégrer le ballet du théâtre du Bolchoï...

À le voir draguer les jeunes demoiselles depuis sa batterie, les mauvaises langues disent de lui qu'il a plus de succès que lorsqu'il faisait la sortie des collèges...

À le voir jongler à chaque concert avec les sons de synthé « made in 80’s », les mauvaises langues disent de lui qu’il a peut-être encore un avenir dans les soirées technos de St Julien en Brie...

Strïk vlodoe ska lung !!!

La Gazette d'Oslo

La qui ? La Gouaille ? Connais pas.... C'est une nouvelle revue transformiste ?

Michou

Un zest d'impertinence, une touche de provocation, beaucoup de dérision... À consommer sans modération !

Fiche recette n°438 Femme Actuelle

C'est un chouette groupe vraiment sympathique. Quand je les écoute j'ai la guitare qui me démange !

Yves Duteil

La Gouaille ? Connais pô. J'm'en cogne. T'as pas une clope ?

Un jeune homme très sympathique à la sortie du concert de Motorhead

J'adoooooooore La Gouaille

Extrait d'un sketch de Gad Elmaleh

La Gouaille : mmmh quel régal !!! J'y vais au moins une fois par semaine. Leur confit de canard est excelleng !

Un toulousaing qui n'a rieng compris

La Gu.La gu gu... La Guuuuu. La..La goua..gu...goua... J'adore

Un bègue habitant Beigles

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